Pondichery, Mahabalipuram et Konchipuram
Publié le 29 Octobre 2012
Nous sommes partis 5 jours dans un état voisin du nôtre, et plutôt bien connu des français : le Tamil Nadu. C'est là que se situent Chennaï (autrefois appelé Madras) et Pondichery notamment. Il nous a été recommandé de "prendre l'air régulièrement" dans des endroits plus aérés qu'Hyderabad, pour éviter l'overdose de monde et de stress... pour Marc notamment qui a des semaines bien pleines. Les vols intérieurs ne sont pas très chers. Les hotels en revanche, dans des hotels de bons standing ne sont pas particulierement bons marché (et contrairement à 1992, nous n'allons plus à l'armée du salut ou dans les plus petits boui-bouis cra cra du routard, on doit veillir !!!).
Nous avons pris l'avion de Hyderabad à Chennaï (à 1 H de vol - il n'y a pas d'aéroport à Pondichery) ou nous attendait notre chauffeur pour ce voyage. Nous avons rapidement compris qu'ici la mousson n'était pas terminée ou plutôt apparemment, il y a dans cette région 2 moussons, une en été et une automne : nous sommes arrivés en plein dedans. Le temps était donc très lourd... en arrivant à Pondichery, hormis la température, on se serait cru en Bretagne !!! il y avait un petit crachin et du vent... La première journée et nuit il a plu sans discontinuer. Nous nous sommes réveillés dimanche matin (donc dans un hotel de bon standing...) la chambre à moitié inondée !! Et conséquence collatérale de ce temps bien particulier... les moustiques ont fait des festins pendant ces 2 nuits...
Pondichery a subi il y a un an environ une forte tempête (voire ouragan ?) qui a beaucoup endommagé la ville. Pendant un moment les hôtels étaient incapables de recevoir des touristes. Cette semaine nous avons constaté que la ville ne s'est pas encore remise de cet évenement : les rues sont encore très abimées et la circulation à pied difficile, alors qu'en principe c'est au contaraire un lieu agréable pour marcher et se ballader tranquillement.
Nous avons marché sur le front de mer et visité l'Aschram de Sri Aurobindo et de sa femme, une française, à l'origine de la création d'Auroville. Nous avons constaté les restes de la présence française : les maisons coloniales, les plaques des rues mais aussi le fait qu'un bon nombre de personnes parle soit quelques mots soit correctement français. Nous sommes allés à la messe en Français dans une église tout près de notre hôtel (la premiere en Indedepuis 3mois !). Les messes sont célébrées en Français, en tamul ou en anglais. Hector, à la cathédrale, a découvert... Sainte Bernadette et la grotte de Lourdes !! Nous avons aussi rencontré une soeur de l'ordre de Cluny, et fait une mini visite de leur école.
Nous avons porsuivi par une petite visite à Auroville. "L’idée est de créer une ville futuriste où tous les êtres de bonne volonté cohabiteraient ensemble en paix et dans une parfaite harmonie, au-delà de toutes croyances, opinions politiques et nationalités.
Auroville vit le jour le 28 février 1968. Sa charte dit, « Pour vivre à Auroville, il faut être le serviteur volontaire de la Conscience Divine », et la décrit comme « n'appartenant à personne en particulier mais à toute l'Humanité dans son ensemble »".
Nous avons jeté un oeil au Matrimandir avant de repartir vers MahaBalipuram, sur la côte plus au Nord.
Mahabalipuram date du VIIe siècle, du temps du règne de la dynastie Pallava. On y voit de magnifiques scultures réalisés dans des blocs monolithiques. Il y a notamment un bas relief, de 27 mètres de long sur 9 mètres de haut, racontant le cours du Gange, et la mythologie Hindoue.
La ville comporte aussi d'autres monuments hindouistes dédiés à Shiva, à Vishnou, mais aussi à Krishna et aux héros du Mahabaratha (un des 2 grands livres de légendes très anciens en sanscrit). C'est un endroit vraiment étonnant avec de très belle choses.
Les rathas du rivages (à côté, le tsunami de 2006 a mis à jour des vestiges archéologiques plus anciens...)
Les trois dieux hindous principaux sont :
- Shiva, le Dieu de la destruction.
- Brahma, le Dieu de la création, et il reconstruit ce que détruit Shiva,c'est le Dieu aux 4 visages.
- Vishnu, le Dieu protecteur. Il a 10 réincarnations, dans l'ordre : le poisson, la tortue, le sanglier, l'homme-lion, le brahmane nain, un homme, Râma héros du Ramayana, Krishna, Bouddha Kalkî (« temps ») qui est l'incarnation « à venir ».
Les autres dieux sont des enfants de ces dieux, ou des réincarnations. Par exemple Ganesh est le fils de Shiva et de Parvati. Chacun de ces 3 dieux a au moins une femme...
Les enfants frolant l'overdose de temples, nous avons ensuite profité de la très chouette piscine de l'hotel et de la mer... même si le drapeau était rouge et qu'un gardien soufflait sans s'arreter dans son sifflet...
A Mahabalipuram., nous avons auusi croisé une procession pour la fête de Dashera, c'est la fête de la victoire du bien sur le mal. Le même jour étaient fétés les véhicules et les chauffeurs... Nous n'avons pas compris si les 2 fêtes avaient un lien, mais nous avons été pris dans un énorme embouteillage car nous étions sur la route où avaient lieu un rassemblement de camions décorés pour l'occasion... une très belle pagaille dont nous avons réussi à nous extirper par chance... à 10 minutes près, je pense qu'on y aurait passé la journée...
Nous avons ensuite pris la direction de Kanchipuram, l'une des sept villes saintes de l'Inde. Elle fut la capitale des grands royaumes dravidiens (Pallava, Chola...).
De nombreux temples s'y trouvent mais malgré les explications de notre guide, brahmane protégé par shiva, nous n'avons pas tout compris... A priori, il n'y avait plus seulement les enfants qui étaient en overdose de temples...
Nous avons fini notre périple en bons touristes, par une démonstration de fabrique de tissus en soies (une des spécialités de Kanchipuram !)... avant de retourner à Chennaï avec encore une escale sur la colline ou est mort St Thomas en martyre. Nous avons également bien visité l'aéroport, très moche et très cra cra de Chennaï (contrairement à celui d'Hyderabad qui est récent, tout beau, et avec des boutiques) grâce au retard de l'avion.
Dernière anecdote concernant ce voyage : alors que tout le monde somnolait plus ou moins en voiture, nous avons été brusquement réveillé : nous venions de heurter... un veau ! Le chauffeur semblait plutôt embété : tout le côté de la voiture a été abimé... heureusement pour nous, ce n'était que de la taule froissée... le veau est quant à lui reparti, un peu sonné, mais sur ses 4 pattes...