Manali... ou comment passer du chaud au froid... puis au chaud (1)
Publié le 30 Avril 2013
La semaine dernière, c'était la semaine de vacances d'avril pour les enfants. Dans la plupart des régions de l'Inde il fait maintenant bien chaud et nous avions des envies de fraîcheur... nous sommes donc partis dans l'Himalaya chercher la froidure que nous avons bien trouvé, au delà de nos espérances !!! Grâce aux familles françaises de la résidence, nous avons trouvé des sacs à dos, et pour les remplir des pulls, polaires et anoraks... Nous sommes allés jusqu'à Delhi en avion, puis avons pris un bus de nuit pour parcourir les quelques 500 km nous amenant à l'avant dernier état au Nord de l'Inde. La gare de bus est un terrain vague d'où partent des bus pour tout un tas de destination. Le bus était plutôt confortable et moderne, avec des sièges semi inclinables quoiqu'un peu enfoncés... La bus était direct mais nous avons cependant fait quelques arrêts à l'aller et surtout au retour pour charger ici un passager, ici un petit paquet ou encore une vingtaine de gros cartons de pommes. La conduite en voiture en Inde donne parfois des sensations fortes... en bus la sensation est décuplée !!! nous avons parfois serré les fesses très forts, lors de dépassements hasardeux ou au bord de précipices bien proches à notre goût. Heureusement nous sommes de retour tous entiers mais je ne sais pas si nous renouvellerons l'expérience très souvent !! De toute façon pour ce voyage, nous n'avions pas le choix : il existe 2 aéroports dans l'Himaschal Pradesh mais sans doute faute de trafic suffisant il n'y a plus de vols réguliers ! Sur la route, nous avons vu la banlieue misérable de Delhi, puis les plaines et les grands silos du Penjab, avant les reliefs de la chaîne Himalayenne La route est au départ une autoroute (indienne...) puis de plus en plus petite. A certains endroits le macadam a complètement disparu et la route prend des aspect de piste. Nous avions eu les premiers sièges à l'avant du bus, réservés par l'agence de voyage suisse, très utile pour éviter le mal de coeur... et pour assurer le maximum de sensations...
Nous avons un peu dormi et sommes arrivés au petit matin à Manali. Nous avons très rapidement échangé les sandales contre les baskets, les pantalons contre les shorts et avons rapidement sortis les anoraks : nous sommes passés de 35-40° à Hyderbad à tout au plus 5°C à notre arrivée là bas, ça fait tout drôle...
Nous avons découvert notre guest house (traduisez hotel basique) : donc sans chauffage, sans drap du dessus (mais j'en ai réclamé... ) et sans papier toilette bien sur (les toilettes indiennes sont équipées d'une mini pomme de douche, c'est sans doute plus hygiénique finalement mais il faut une certaine habitude !!!).
Puis sous un temps maussade, nous nous sommes promenés dans Manali.
Nous sommes allés jusqu'à l'agence de voyage : c'est un couple franco suisse installé ici depuis une quinzaine d'année qui l'a montée. Des passionnés de montagne et d'Himalaya, à tel point qu'ils sont capable de vivre là, isolé de tout (sauf des nombreux touristes de l'été quand même...), avec 2 enfants scolarisés à Manali. Ils nous ont fourni le matériel pour le trek (pantalons et anoraks de ski, chausssures de snow, bonnets et gants... pas inutiles !).
Marc en a aussi profité pour se faire beau et raser de près... La boutique rutilante, l'enseigne alléchante et le cadre cosi de "Unique hair dresser" l'a fait craquer. Il aurait pourtant pu choisir le collègue barbier d'en face, qui lui, avait l'avantage d'être en plein air. Les lames étaient neuves, en revanche la couleur de la serviette était un peu douteuse et les massages finaux ne lui ont pas beaucoup plu... pourtant le barbier s'appliquait à lui faire des papouilles, et lui en aurait bien vendu un peu plus...
Le lendemain, changement d'ambiance, nous avons eu une journée très ensoleillée et chaude... parfaite pour les joies de l'escalade. Et dans un cadre splendide.
Il y a à Manali aussi beaucoup de chiens errants. Mais à la différence de ceux d'Hyderabad, ceux ci sont plutôt beaux et sympathiques. Jehanne en aurait bien ramené un dans ses valises...