Le système de santé
Publié le 7 Février 2013
Abdul m'a récemmenti parlé du système de santé en Inde : il existe des cliniques privées et des hôpitaux gouvernementaux. Les premières sont soit de grandes et réputées cliniques, bien équipées mais hors de prix pour la plupart des indiens, soit de plus petites dont les prix comme les compétences des médecins sont variables... Les hôpitaux public disposent de gros moyens matériels et ont donc de bons équipement techniques. Les medecins qui y travaillent sont les meilleurs sauf que... ils y travaillent une ou deux heures par jours pour toucher leur salaire et le reste du temps ils travaillent dans leurs propres cliniques. Ces hôpitaux sont d'après lui sales, le personnel est absolument sans coeur, les patients sont traités comme des animaux. Pour que l'aide soignant ou l'infirmière accepte de pousser le charriot ou de dispenser des soins, il faut distribuer des billets... Il n'y a absolument aucun contrôle hiérarchique de la qualité du travail et aucune conscience professionnelle. C'est dans ces hopitaux que sont amenées toutes les victimes d'accidents de la circulation qui doivent attendre des heures avant d'être examinées...
Son frère a été soudainement malade un soir, il y a 2 ans. Sa soeur et lui l'ont emmené dans la petite clinique proche de chez eux. Là, le médecin leur a dit que c'était grave, qu'il ne pouvait rien pour lui. Ils avaient alors 2 options : la grande clinique (ou nous irions nous, si nous étions malades) mais avant même d'être ausculté, ils doivent payer 20 000 rpies et la facture finale monte à plusieurs lacks (1 lack = 100 000rpies), ou deuxième solution l'hopital gouvernemental. Ils ont choisi cette deuxième option, alors qu'Abdul fait partie de la classe moyenne, il a 5 voitures et semble bien vivre... Malgré leur insistance et la gravité du cas, son frère n'a été examiné qu'à 2h du matin. Il a passé un scanner qui a démontré un dommage irrémédiable... il est mort au petit matin mais le personnel a continué à le ventiller... pour pouvoir facturer le traitement plus longtemps... Néanmoins on m'a aussi dit que des solutions existaient pour les plus pauvres : quand une opération est nécessaire, des fonds gouvernementaux peut être demandés pour payer l'hospitalisation et les opérations ou traitements.
Concernant la régulation des naissances, apparemment les médecins sont encore aujourd'hui intéressés finacièrement à faire des ligatures de trompes ou ovariectomie (je ne sais ppas quelle technique ils emploient...) : avant les naissances, ils expliquent aux familles que le bébé se présente mal, qu'il faut une césarienne, et ils en profitent pour faire l'opération rémunérée par le gouvernement. La détermination du sexe du bébé est théoriquement interdite en Inde sous peine de poursuite... mais contre monnaie cela est néanmoins possible. Quant aux avortements ils sont facilement pratiqués. Et contrairement à ce que l'on pourrait penser, il y a plus d'infanciticides de bébés filles en ville que dans les campagnes. Le problème de la dote est toujours crucial... il faut fournir toujours plus d'équipements ménagers ou autres. Sans doute cela changera dans les décennies à venir puisque les filles deviennent une "denrée" rare...