A l'aventure... à la découverte du Kalamkari (1)

Publié le 27 Avril 2015

A l'aventure... à la découverte du Kalamkari (1)

La semaine derniere, je pense que j'ai vécu ma dernière "aventure" indienne... une sortie qui m'a rappelé nos voyages d'il y a un peu plus de 20 ans, même si c'était une version bien améliorée côté confort !! J'y ai retrouvé le train (mais contrairement à nos interminables voyages dont nous sortions tout rouge de poussière, cette fois ci nous avons voyagé en train express de nuit, en 2ème classe climatisée ), les odeurs si particulières des gares indiennes avec le spectacle de dizaines et dizaines de personnes dormant à même le sol dans les halls d'attente. A l'arrivée, nous avons parcouru une dizaine de km (non pas en richkshaw mais en voiture moderne climatisée)...

C'est en discutant avec Suraya, la vielle dame qui possède l'école ou nous allions donner des cours avec Aline, que l'idée est née : Suraya vend dans sa petite boutique des articles provenant d'ateliers artisanaux de différents coins de l'Andra Pradesh. Elle nous a notamment parlé du Kalamkari, une technique d'impression avec teintures naturelles. Elle se rendait régulièrement sur la côte est de l'Andra pour voir ses fournisseurs et était ravie de nous y emmener... malheureusement vu son grand age et les températures actuelles éprouvantes, sa famille ne l'a pas autorisée à partir. Mais Dominique son neveu s'est dévoué pour nous y emmener ! Nous sommes donc partis à 4 lundi soir de la gare principale de la ville qui se situe à Secunderabad en direction de Vijayawada au fin fond de l'Andra, près de la mer.

La gare de Secunderabad, les prteurs en rouge, les listings
La gare de Secunderabad, les prteurs en rouge, les listings
La gare de Secunderabad, les prteurs en rouge, les listings
La gare de Secunderabad, les prteurs en rouge, les listings
La gare de Secunderabad, les prteurs en rouge, les listings
La gare de Secunderabad, les prteurs en rouge, les listings

La gare de Secunderabad, les prteurs en rouge, les listings

Comme il y a 20 ans, le train est arrivé avec des listing fraichement collés sur l'extérieur du train : les noms des réservations y sont affichés. Pendant que les gens des wagons sleepers (sans réservation), s'accrochent aux portes alors que le train avance encore ou passent par les fenetres quand celles-ci n'ont pas de barreaux, nous cherchons notre nom et intégrons notre compartiment ouvert avec 4 couchettes plus 2 coté couloir. J'ai guetté les vendeurs de thé avec leur "tchaï tchaï" si particuliers mais je n'en n'ai rien entendu , déception !! peut être simplement parce que les fenetres ne s'ouvrent pas !

L'intérieur du train ou nous avons fait nos lits, le billet et les paysages du petit matin
L'intérieur du train ou nous avons fait nos lits, le billet et les paysages du petit matin
L'intérieur du train ou nous avons fait nos lits, le billet et les paysages du petit matin
L'intérieur du train ou nous avons fait nos lits, le billet et les paysages du petit matin
L'intérieur du train ou nous avons fait nos lits, le billet et les paysages du petit matin
L'intérieur du train ou nous avons fait nos lits, le billet et les paysages du petit matin
L'intérieur du train ou nous avons fait nos lits, le billet et les paysages du petit matin

L'intérieur du train ou nous avons fait nos lits, le billet et les paysages du petit matin

Nous avons plutot bien dormi et sommes arrivés au petit matin. A la gare de Machilipuram, le fils du propietaire de l'atelier nous attendait pour nous emmener déjeuner (Plain dosa -les grandes galettes natures- et pineapple juice pour nous, idlis -boules à base de farine de riz- et tchai pour Dominique et notre guide) puis nous sommes partis pour le village de Polavaram situé à une 15aine de kilometres.

A Machilipuram, j'ai retrouvé les ambassadors et les velo-rickshaws peu nombreux à hyderabad. En revanche dans le village, les voitures sont toujours quasi inexistantes.A Machilipuram, j'ai retrouvé les ambassadors et les velo-rickshaws peu nombreux à hyderabad. En revanche dans le village, les voitures sont toujours quasi inexistantes.
A Machilipuram, j'ai retrouvé les ambassadors et les velo-rickshaws peu nombreux à hyderabad. En revanche dans le village, les voitures sont toujours quasi inexistantes.A Machilipuram, j'ai retrouvé les ambassadors et les velo-rickshaws peu nombreux à hyderabad. En revanche dans le village, les voitures sont toujours quasi inexistantes.A Machilipuram, j'ai retrouvé les ambassadors et les velo-rickshaws peu nombreux à hyderabad. En revanche dans le village, les voitures sont toujours quasi inexistantes.
A Machilipuram, j'ai retrouvé les ambassadors et les velo-rickshaws peu nombreux à hyderabad. En revanche dans le village, les voitures sont toujours quasi inexistantes.A Machilipuram, j'ai retrouvé les ambassadors et les velo-rickshaws peu nombreux à hyderabad. En revanche dans le village, les voitures sont toujours quasi inexistantes.

A Machilipuram, j'ai retrouvé les ambassadors et les velo-rickshaws peu nombreux à hyderabad. En revanche dans le village, les voitures sont toujours quasi inexistantes.

A l'aventure... à la découverte du Kalamkari (1)

Nous avons été accueillis chez le proprietaire, dans l'une des grandes maisons du village, ou nous avons également été invités à déjeuner : repas typiquement végétarien Inde du Sud, (hyper pimenté !!!!!) servi par les 3 femmes présentes de la famille... et qui, bien sur, ne dejeunaient pas avec nous !!

A l'aventure... à la découverte du Kalamkari (1)

Nous nous sommes ensuite rendues à l'atelier tout proche pour découvrir l'une des 2 techniques du Kalamkari : celle utilisant de blocks printing et développée autour de Machilipuram. Ici, seuls les pigments naturels continuent à être utilisés. Nous avons eu droit à une explication complète des nombreuses étapes de la fabrication (17 !). En voici les principales :

- le tissu de coton arrive brut et est d'abord lavé bouilli pour l'assouplir, le blanchir et reserrer la trame,

- Il est ensuite trempé dans un bain de myrabalam (les grosses graines) et de lait de bufflonne pour éviter que les couleurs ne fusent ensuite.

- les motifs en noir sont dessinés, le noir étant obtenu par un mélange de fer et de sucre macérés,

- les parties destinées à recevoir les couleurs sont alors teintées avec une solution d'alun permettant la fixation des couleurs,

- le tissu est ensuite trempé dans la solution colorée et est mise à bouillir pendant 1 petite heure...

entre 2 évidemment le tissu est lavé à la rivière, séché et il y a autant d'opérations de teintures que de couleurs sur le tissu...

Bref, un long et fastidieux process, réalisé par des ouvriers qui gagnent 4500 roupies par mois (Effectivement nos maids qui gagnent plus du double ont des raisons d'être heureuse de leur sort en comparaison !!!). Et dans des conditions éprouvantes : actuellement les températures à l'ombre dépassent les 40° à l'ombre... et loin des marmites bouillantes !!

Les pignents et les différentes étapes en échantillonsLes pignents et les différentes étapes en échantillons
Les pignents et les différentes étapes en échantillons

Les pignents et les différentes étapes en échantillons

Cliquez sur les photos pour les agrandir !!
Cliquez sur les photos pour les agrandir !!Cliquez sur les photos pour les agrandir !!Cliquez sur les photos pour les agrandir !!
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A l'aventure... à la découverte du Kalamkari (1)
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A l'aventure... à la découverte du Kalamkari (1)
A l'aventure... à la découverte du Kalamkari (1)
A l'aventure... à la découverte du Kalamkari (1)

Nous aurions beaucoup aimé pouvoir acheter ceratins de ces magnifiques tissus (et notamment quand ils n'avaient encore qu'une seule couleur) mais d'une part le process n'étant pas terminé, on nous a expliqué que les couleurs n'étaient pas fixées et qu'elles ne tiendraient pas, et d'autre part un certain nombre de ces tissus sont des créations de clients... donc exclusives. Certains étant notamment destinés à une boutique parisienne du 6ème (nous sommes très curieuses de connaitre le prix de vente !!!) et d'autres pour la chaine indienne de jolis magasins de déco dont une boutique existe à Hyderabad.

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Nous sommes allées jusqu'à la rivière ou les tissus sont rincés.

A l'aventure... à la découverte du Kalamkari (1)
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A l'aventure... à la découverte du Kalamkari (1)
A l'aventure... à la découverte du Kalamkari (1)

Rédigé par Clo

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